Design en Ile de France : amendement pro-jeunes adopté !

Jeudi et vendredi 7 juillet derniers nous avons eu la réunion plénière du Conseil régional. A cette occcasion, nous avons voté plusieurs rapports sur les volets Développement économique, Formation professionnelle et emploi.

Ce sont sur ces sujets que je travaille en particulier à la Région. Voici quelques lignes sur le rapport sur la stratégie régionale pour le design qui était présenté au vote des conseillers régionaux jeudi. Ce rapport était comme tous passé en commission auparavant et j’avais émis le souhait que les jeunes apprentis et les jeunes en formation dans les écoles de design puissent travailler ensemble, en vue de pouvoir former des projets, et qu’à leur tour ils puissent collaborer avec d’autre jeunes issus des formations en gestion ou ingénierie. Il nous faut vraiment abattre les cloisons des formations pour favoriser les vocations, la création, et les projets !

Je suis très fier d’avoir réussi  à faire adopter un amendement par l’exécutif. Il vise à permettre aux jeunes apprentis et aux jeunes des écoles de design, des formations de commerce et d’ingénierie et aux designers de se rencontrer pour former des projets.

« – Susciter des projets de collaboration entre les différents étudiants et élèves des écoles de design, les jeunes en formation dans les CFA et les étudiants des différentes formation d’ingénieur et de commerce ou administration d’entreprise, en s’appuyant sur des partenariats originaux entre enseignement supérieur et formation professionnelle, et en mobilisant les futurs campus des métiers. La Région pourrait attribuer des prix à des projets et produits développés par les équipes mixtes de jeunes, centrés autour de thèmes comme l’écoconception, ou la réponse aux grands enjeux de demain. »

Cet amendement a été repris quasiment dans les mêmes termes !

Par ailleurs, voici le texte de mon intervention sur le même sujet.

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Monsieur le Vice-président, chers collègues,

Merci de nous présenter ce rapport de stratégie pour le design aujourd’hui.

Ce rapport pose des points de départ qui, s’ils sont bien suivis, permettraient de progresser sur cette question dans notre Région.

La mise en place d’un conseil stratégique pour le design est une initiative intéressante, à condition que comme ailleurs elle ne se substitue pas mais contribue au travail de l’assemblée régionale, et à condition qu’elle soit très large dans sa composition et même audacieuse. En effet, il est intéressant d’associer directrices et directeurs d’agence, chefs d’entreprises, chercheurs… J’irai plus loin ! associons les représentants des métiers et de l’artisanat essentiels à la réalisation de certains projets de design, les industriels, l’économie sociale et solidaire, et encore les acteurs de la formation allant des formations en gestion ou en commerce aux écoles d’ingénieur. Car tel est le spectre du design et de sa diffusion dans le tissu économique.

Ce croisement des cultures pourrait également se situer dans les MEET UP DESIGN que vous souhaitez organiser à condition de donner la parole et même l’initiative aux acteurs.

L’autre condition du succès est d’articuler les différentes démarches économiques régionales. Le design par exemple est un élément d’attractivité économique : comment mobiliser nos agences de développement autour de la promotion du design francilien ? C’est aussi un facteur de stimulation scientifique et technique pour les jeunes : comment travailler avec l’Education nationale pour que les élèves de technologie au collège ou encore les jeunes en CFA et en lycée participent à des projets qui leur donneront envie demain de s’intéresser à l’innovation, à un métier ou au faire ? Là-dedans, les jeunes pourraient proposer des solutions aux grands problèmes écologiques et sociaux de notre époque.

Organisons alors un concours régional de l’innovation des jeunes lycéens et apprentis pour leur permettre d’exprimer leur talent. De ce point de vue il est en effet très intéressant de soutenir l’acquisition d’imprimantes 3D par les CFA. Nous voulons des CFA de haute technologie, attractifs, et nous voulons dire aux jeunes que nous investissons pour leur avenir.

Pour finir, les écoles de design françaises sont également d’un niveau exceptionnel. Leur promotion à l’étranger est une excellente idée ; je rajouterais que construire des ponts avec les CFA et les formations de commerce et d’ingénierie permettraient aux jeunes d’aujourd’hui de construire ensemble les projets de demain.

Nous vous invitons donc à aller plus loin sur cette question du design, pour impliquer pleinement les Franciliens et pour en faire un projet de progrès, économique, social et environnemental.

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Vous pouvez consulter le rapport officiel sur le design voté en Assemblée régionale en cliquant ici.

 

Adresse aux jeunes candidats de Madaba, Jordanie – Mock election in Madaba, Jordan. Speech for the youth candidates.

Le 22 mai dernier j’ai été invité par l’Ambassade de France à Amman, Jordanie, à venir m’exprimer devant les jeunes candidats à une simulation d’élection locale à Madaba, une ville située au sud de la capitale. Ceci s’inscrit dans un contexte de préparation des premières élections locales libres : tout un enjeu pour des jeunes qui n’ont pas l’âge de se présenter (25 ans) et pour la Commission électorale qui y trouvait l’occasion d’une répétition grandeur nature.

Dans toute la ville, des panneaux incitaient les habitants à venir élire leurs jeunes « élus ». Plus de 2000 se sont présentés en quelques heures. Ce fut un succès éclatant.

Je tiens à saluer le remarquable travail réalisé par l’Ambassade sur place en partenariat avec la société civile.

Voici le texte de mon intervention devant les jeunes candidats (en anglais).

Invited by the French Embassy in Amman to speak to the youth candidates of a mock (youth) election in Madaba, Jordan, I had the opportunity to meet remarkable young people and to see an electoral process in the making. Jordan is holding its first free local elections in a few months. More than 2000 people showed up to vote in just a few hours’ time: priceless practice for the Electoral Commission. Here’s what I said to the 25 young candidates, out of whom 6 where women, onthe day before the mock election.

 

Madaba, May 22 17.

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Dear all,

Dear young people of Madaba,

It is an honor for me to be here today. I know that soon you will be making history and I feel joyed to be able to witness such a moment. I hope you take it as such yourselves and that one day you may remember this time as an important one.

First, I would like to thank the French Embassy as well as Al Hayat NGO for this initiative, as well as the local, gubernatorial/regional and national authorities who allowed for this wonderful experiment. I could only honor such an invitation to come speak to young Jordanians about to witness their first local elections and to enact their own mock election. Many thanks to the OECD for the work they do here in support of local democracy.

I feel humble to be able to tell you about my own experience as a young local official.

I didn’t entirely expect to be elected the way it happened, but it did. I joined a political party in France when I was 17, and I remained active for many years before this happened.

Being active in your community enhances your awareness as a citizen. It’s a telescope that forces you to look at what’s happening around you, how society is changing and what needs to change, and where you stand. Far from being a brainwashing process, it actually serves as political caffeine.

Now let me tell you about being an elected official.

At first, you don’t see a difference between before and after you are elected. You are the same person. Only now you must find ways to apply your ideas and to live up to the mandate other citizens have given you. And this is quite challenging. You face your colleagues’, your administrations’, and sometimes even your fellow citizens’ conservatism. You must also deal with aspects of political life that you don’t appreciate, such as your colleagues’ personal ambition, tempering your own, or facing odd personal requests from people who should really be asking you to work well and focus on your mission.

Throughout the process you will grow and learn and become better until you are ready to step down and let someone else endure the same cycle in turn.

But as an active part of local life you don’t have to be in office.

For elections may be the key focal point of local life and they matter, but as young people you can find many ways to have an impact on your local community. It is worth it, because it is there that you will most easily and rewardingly find ways to bring about positive change, work with people on problems you know well and learn. Do not forget that in the age of the internet, local initiatives and solutions can quickly become global ones. When Paris introduced the bikesharing system, for instance, it was emulated all over the world. When a city, Grande Synthe, in Northern France set up new housing units for refugees, its initiative became a worldwide role model that you may read about through the press.

 

So remember that you have an influence, and that every single one of your actions matters and will have an effect. No ones knows how, or when, but it will.

Intervention sur les aides aux entreprises et sur l’écocampus du bâtiment de Vitry-sur-Seine

Intervention sur le Rapport CR 2017-101

Actions en faveur du développement économique et de la montée en gamme des qualifications.

  • Mise en œuvre du SRDEI (Schéma régional de développement économique d’internationalisation et d’innovation)
  • Règlement d’intervention TP’Up
  • Ecocampus de Vitry

 

Madame la Présidente, Monsieur le Vice-président,

(Règlement d’intervention TP’up)

Le rapport que vous nous présentez reprend toute une série d’éléments auxquels nous sommes favorables.

Nous nous félicitons de l’évolution de TP’up pour mettre l’accent sur les sociétés existantes. Il existe en effet un certain nombre de dispositifs d’aide à la création d’entreprises, mais combien qui à l’instar de TP’Up ou PM’Up permettent le déploiement, le développement d’une entreprise ?

A cet égard je pense qu’il nous faudra dans l’avenir aller plus loin au service des entreprises qui souhaitent s’implanter sur d’autres marchés européens, afin de bénéficier de débouchés commerciaux semblables à ce dont bénéficient leurs homologues aux Etats-Unis.

Sur la question du plafond des aides : nous pensons aussi qu’il ne faut pas trop les concentrer afin de continuer à allouer des aides décisives pour les PME dans leur diversité régionale.

Nous souhaitons aussi que soit maintenue la bonification écologique et numérique des dossiers.

J’ai un regret majeur : il porte sur les difficultés majeures d’application de la charte de la laïcité à ce programme. Nous avons eu une discussion surréaliste en commission où nous avons évoqué l’idée que des agents de la région aillent contrôler le respect de la charte dans les entreprises. Sans aller jusque-là, on voit bien que cela pose toute une série de difficultés pratiques, juridiques, et même sociales. On est en train de créer des difficultés là où nous aurions pu concentrer la Région sur ses réelles missions.

Sur l’Ecocampus du bâtiment de Vitry-sur-Seine

Au sujet de l’Ecocampus du bâtiment à Vitry-sur-Seine, nous savons le retard français en matière de bâtiment durable et de structuration des filières et de formation. Ce projet va donc dans le bon sens et je souhaite que l’offre de qualifications s’y enrichisse.

Nous avons aussi à rapprocher les jeunes quelle que soit leur filière, et les offres pédagogiques. J’ai bien noté qu’on pourra s’y former jusqu’au niveau ingénieur. Pourquoi ne pas associer à cet écocampus ParisTech, les écoles d’ingénieurs, d’architectes, et bien sûr l’université ?

Cela aiderait les concepts et start-up de la construction écologique de demain. J’espère aussi que les organismes comme le CSTB ou l’OQAI ou encore les associations professionnelles du bâtiment seront pleinement associés.

 

Enfin ce projet pourrait faire l’objet d’une coopération avec l’Allemagne. Les régions allemandes gèrent la formation professionnelle et ont une belle avance en matière de qualité écologique du bâtiment. Pourquoi ne pas permettre aux jeunes apprentis d’Ile de France d’aller se former Outre-Rhin ou vice-versa ? Cela favoriserait une future mobilité professionnelle pour tous ceux qui pourront le souhaiter et l’échange de savoir-faire.